Le respect des textes internationaux à Cholet

Le 22 janvier 1915,  la croix rouge internationale vient à Cholet pour vérifier que la ville respecte bien la convention internationale sur les prisonniers de guerre ratifiée par la France.

Le compte rendu nous apprend que les prisonniers Allemands sont logés dans des cellules ayant 12 à 20  m² pour deux officiers. Les officiers n’ont pas de chauffage mais peuvent acheter des réchauds à pétrole. Leur nourriture est préparée par un cuisinier allemand et ils ont de l’eau minérale à volonté. Les prisonniers dorment sur des lits de soldats et en cas de maladie et de blessures, ils sont soignés par deux médecins allemands. Leur santé en général est bonne.

Le général se plaint qu’ils ne peuvent pas envoyer plus d’un colis et trois cartes par mois, une mesure qui s’applique à lui et à ses officiers. Dans certains dépôts de prisonnier allemands, il est perçu par les municipalités des droits d’octrois sur les colis où les lettres reçues d’Allemagne. Ils reçoivent presque un salaire de soldats. Les prisonniers reçoivent 75 centimes  et un franc 25 par semaine et si les prisonniers ont été capturés avec de l’argent sur eux ils peuvent toucher sur leur avoir entre 25 centimes et 50 centimes  par semaine. Les officiers peuvent acheter des quotidiens français.

En général les prisonniers allemands sont bien traités à part le fait qu’ils doivent payer leurs lettres et colis. Mais suite à un courrier adressé par la sous-préfecture de Cholet rappelant les termes de la Convention de la Haye sur les prisonniers de guerre,  le maire de Cholet a réglé ce problème.

Perrine, Marion, Elissa et Ihlame.

 

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