Les poésies du mois de septembre

 

Chahut

Sur le chemin de l’école,

Les crayons de couleur

Sautent du cartable

Pour dessiner des fleurs.

Les lettres dont la fête

Debout sur les cahiers,

Elles chantent à tue-tête

L’alphabet des écoliers.

Ciseaux et gommes

Sèment la zizanie,

Ils laissent sur la route

Tout un tas de confettis.

Entends-tu ce matin,

Le chahut sur le chemin ?
C’est la rentrée qui revient !

Véronique Colombé

 

Le cartable d’Annabelle

Le cartable d’Annabelle

Aime les livres.

Il avale en cachette

Tous ceux de la bibliothèque.

Le cartable d’Annabelle

Se régale de fables,

D’albums colorés,

De romans policiers

Il connaît le nom des fleurs,

Des villes et des étoiles.

Il n’est jamais seul,

Il a beaucoup d’amis,

Les livres en sont remplis.

Hélène Benait

 

Mon cartable

Mon cartable a mille odeurs,

Mon cartable sent la pomme,

Le livre, l’encre, la gomme

Et les crayons de couleurs.

Mon cartable sent l’orange,

Le bison et le nougat,

Il sent tout ce que l’on mange

Et ce qu’on ne mange pas.

La figue et la mandarine,*le papier d’argent ou d’or,

Et la coquille marine, les bateaux sortant du port.

Les cow-boys et les noisettes,

La craie et le caramel,

Les confettis de la fête,

Les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère

Et les joues de mon papa,

Les matins dans la lumière,

La rose et le chocolat.

Pierre Camarra

 

Le cancre

Il dit non avec la tête

Mais il dit oui avec le cœur

Il dit oui à ce qu’il aime

Il dit non au professeur

Il est debout

On le questionne

Et tous les problèmes sont posés

Soudain le fou rire le prend

Et il efface tout

Les chiffres et les mots

Les dates et les noms

Les phrases et les pièges

Et malgré les menaces du maître

Sous les huées des enfants prodiges

Avec les craies de toutes les couleurs

Sur le tableau noir du malheur

Il dessine le visage du bonheur.

Jacques Prévert

 

La catastrophe

Quel malheur ! ca me désole :

On vient de fermer l’école !

On a tout cadenassé !

Que je suis bouleversé !

Au soleil ou sous la pluie,

Mon Dieu, que cela m’ennuie !

J’ai beau rire et m’amuser,

J’en ai le cœur brisé.

Quand finiront les vacances,

J’ai survécu par chance

Epuisé de tant souffrir,

C’est moi qui viendrai rouvrir.

Iotvan Csukas

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