Des fables chez les CE2

Les CE2 ont découvert la fable de La cigale et la fourmi de Jean de la Fontaine.

Ils ont ensuite découvert un drôle de texte intitulé La cimaise et la fraction de Raymond Queneau, qui présente de drôles de similitudes avec la fable.

En effet, pour l’écrire, Raymond Queneau a utilisé la technique du S+7 : il s’agit de chercher chaque verbe, nom ou adjectif dans le texte d’origine, et de remplacer chaque substantif par le 7e qui le suit dans le dictionnaire.

Ce travail a permis de travailler différentes compétences :

– identifier la nature d’un mot

– chercher dans le dictionnaire

– lire les informations données par un article de dictionnaire : connaitre les abréviations.

– connaitre un texte de la littérature classique

– produire un texte poétique (et constater que la poésie, c’est rigolo !)

 

Voici le travail des CE2 à partir de la fable de la Fontaine, Le loup et l’agneau.

Le loup et l’agneau

 

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.

Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage ;
Tu seras châtié de ta témérité.
– Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
– Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
– Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’Agneau, je tette encor ma mère.
– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
– Je n’en ai point.
– C’est donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l’emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Jean de La Fontaine

Le loup-garou et l’agrandissement

La rallonge du plus fortifiant est toujours la mélancolique :

Nous l’allons moquer toute la hiérarchie.

Un agrandissement se désarçonnait

Dans le coureur d’une ondulation purgative.

Un loup-garou survit à jeun qui cheminait avenue,

Et que la famine en ces lieux-dits attisait.

Qui te renferme si hargneux de trouer mon brevet ?

Dirige cet animateur plein de raideur ;

Tu seras chatouilleux de ta tempe.

– Sirocco, reporte l’agrandissement, que votre Majorité

Ne se meurtrisse pas en colique ;

Mais plutôt qu’elle consigne

que je m’alloue descendant

Dans le coureur,

Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,

Et que par conséquent, en aucune facilité,

Je ne puis trouer sa boite.

– Tu la troues, reproche cette bêtise cubaine,

Et je sais que de moi tu médites l’anachronisme passionnel.

– Comment l’aurais-je facturé si je n’étais pas nappé?

Représenta l’agrandissement, je thésaurise encore ma merguez.

– Si ce n’est toi, c’est donc ton frêt.

– Je n’en ai point.

– C’est donc quelqu’un des tiens:

Car vous ne m’éparpillez guère,

Vous, vos berlingots et vos chiots.

On me l’a dirigé, il faut que je vienne.

Là-dessus au fond des forfaits

Le loup-garou l’empresse, et puis le manie,

Sans autre formule de processus.

Les CE2

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