La technologie numérique au service de la médecine

La technologie fait progresser la médecine: des nouvelles machines pour faire de nouveaux examens et l’interprétation des examens à distance grâce aux objets connectés.

Interview du docteur Friess au centre Maine Image Santé au Mans:

Le Dr Friess dictant un compte rendu
Le Dr Friess dictant un compte rendu

–        Qu’est ce que la télé-radiologie?

«Cela permet d’interpréter à distance des radios, faites par des manipulateurs dans des cabinets ou des cliniques. Ces derniers interrogent les patients et scannent les ordonnances pour permettre au radiologue de savoir le pourquoi de la radio. L’examen terminé, les manipulateurs l’envoient par intranet au radiologue. Celui-ci reçoit les images et il interprète l’examen qu’il dictera à l’aide de son magnétophone. La secrétaire tapera le compte-rendu.»

–        Y a-t-il des inconvénients dans l’interprétation des examens à distance?

«Oui, le radiologue n’a plus de contact avec le patient (avant on les interrogeait et on leur expliquait leurs radios.) Si le malade ne donne pas au manipulateur les bons renseignements, il peut passer à côté de quelque chose.

Mais il y a aussi des avantages: cela va plus vite et on peut répondre à plus de demande de rendez vous. Les radiologues ont accès aux anciens clichés du patient pour faire une comparaison.»

–        Quelles sont les nouvelles technologies de la médecine à distance?

Le système EOS est un tout nouveau système de radiographie qui utilise les rayons X. Mais la dose nécessaire est près de 10 fois inférieure à

Le nouveau système EOS
Le nouveau système EOS

celle d’un examen classique. Elle est surtout utilisée chez l’enfant et les jeunes. Pour la première fois, une étude du corps entier est possible, de face, de profil,en 3D.

–        Comment faites-vous si le système est en panne?

«S’il y a une panne sur le réseau informatique c’est tous les cabinets qui sont en panne et c’est très ennuyeux car pendant ce temps là, personne ne peut travailler (secrétaire, médecin, radiologue). Il faut donc un service informatique qui réponde rapidement et qui puisse prendre la main sur tous les écrans et corriger les pannes.»

Héloïse Jet et Romane Dy 4B

Dangers sur les réseaux sociaux : une ado témoigne…

En 2017, environ 2 milliards de personnes dans le monde sont actives sur les réseaux sociaux et 56% en France d’après le CREDOC(1). Une élève de 4ème, Sophia s’est déjà fait pirater son compte Facebook.

Témoignage de Sophia, 13 ans, élève au collège les Sources :

« Une personne s’est faite passer pour moi et en a profité pour insulter une connaissance à qui je ne parlais plus.» Sophia a dû se justifier auprès de la personne insultée pour des choses qu’elle n’avait pas dites. Ce cas est assez fréquent, mais il y a aussi d’autres dangers comme être victime d’un prédateur sexuel, d’un harceleur, et passer trop de temps derrière l’écran. »

«La e-réputation »

Dévoiler sa vie privée sur les réseaux sociaux peut avoir des inconvénients dans la vie professionnelle. Dans un entretien d’embauche, le recruteur  peut vérifier la e-réputation (réputation en ligne). En cas de traces négatives, photos compromettantes, commentaires vulgaires…, laissées dès l’adolescence, l’entreprise peut refuser la candidature à un poste une fois devenue adulte.

Nous avons interrogé Mme Lemmet, professeur de Français, pour avoir son point de vue sur les réseaux sociaux: «Il y a des éléments positifs pour les jeunes isolés géographiquement qui du coup peuvent parler avec leurs amis. En revanche, cela apporte de nouveaux problèmes comme des malentendus qui peuvent aller jusqu’au harcèlement. »

(1)Le CREDOC est le Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie. Il rassemble des économistes, des statisticiens et des sociologues.

Elisa Ledreux, Sophia Maupoint, Margot Béquin 4B.

Comment devenir youtubeur?

Filipe Muto, 14 ans, élève de 4e au collège des Sources est youtubeur depuis un an, en catégorie mangas et jeux vidéos. Il nous explique comment devenir youtubeur.

– Faut-il des étapes pour devenir youtubeur ?

« – Oui il faut décorer sa chaîne youtube en trouvant un gfx ???   qui crée un logo (photo de profil par ex ) et une bannière plutôt fun pour que les personnes aient envie de  voir tes vidéos. Il est possible de mettre des miniatures pour attirer les personnes ??? Il faut une bonne description ??? de chaîne youtube.

– Avez vous un but sur youtube ?

– Oui avoir un million d’abonnés et être un des meilleurs youtubeurs du monde et être célèbre et connu.

-Êtes vous sur youtube pour l’argent ?

– Pas forcément, certains font ça pour l’ argent et d’autres pour le plaisir mais moi j’y suis pour le plaisir.

-Pourquoi êtes-vous devenu youtubeur ?

– Il y a des youtubeurs qui m’ont inspiré. Comme certains youtubeurs français par ex ??? squeezie, super konar, le bled’art (etc).

– Est ce que vous gagnez votre vie grâce à youtube ?

Non pas encore car je n’ai que 557 abonnés et je suis encore jeune. »

Filipe Muto et Numan Ulas 4e B

Comment le numérique a changé votre façon de travailler

Mme Chevreux
Mme Chevreux

Deux professionnelles, l’une est agent de service et l’autre professeure des écoles en maternelle nous donnent leur avis.

Comment la technologie numérique a changé votre façon de travailler ?

Nadège Judalet professeure des écoles au Mans :

« -Pour moi l’arrivée de cette technologie a été une aide extraordinaire, un gain de temps de travail énorme : j’ai gagné presqu’une heure de travail par jour. »

 

Sandrine Lefranc agent de service dans un Établissement d’Hébergement pour personnes âgées au Mans :

« -Je dispose d’un mini téléphone : la personne âgée peut me prévenir pour que j’intervienne le plus rapidement possible. Il y a aussi un ordinateur qui permet la transmission, la recherche d’informations… Nous travaillons en réseaux. »

EPHAD Avenue Jean Jaurès
EPHAD Avenue Jean Jaurès

Avez-vous trouvé des points négatifs aux nouvelles technologies ?

Nadège Judalet :

-« Oui. Les nouvelles technologies sont un gain de temps si énorme que je me dois de travailler plus pour rendre des travaux plus aboutis et de répondre plus vite aux courriels venant de mes collègues, de l’inspection académique. «

Sandrine Lefranc :

-« Oui. Pour commencer le mini téléphone portable. Je dois l’avoir sur moi toute la journée, pour être facilement joignable. De plus, l’ordinateur peut avoir quelques problèmes de ralentissement ou de connexions… »

Donc les nouvelles technologies numériques apportent à la fois des avantages et des inconvénients.

Lilian Chevreux et Erwan Lefranc 4eD

A quel point les réseaux sociaux sont-ils ancrés dans la vie quotidienne des adolescents ?

Un panel de 62 élèves de 4ème (13 à 14 ans) a répondu à ces questions.

82% n’ont pas de contrôle parental ce qui montre d’une part la confiance des parents et d’autre part la relative liberté des adolescents.

Quelles plates-formes utilisent-ils le plus ?

En première position on trouve YouTube avec 92%, en deuxième position Snapchat avec 66% et Facebook avec 43% suivi de près par Twitter et Instagram avec 42% chacun.

Combien de temps passent-ils sur les réseaux ?

Nous avons recensé environ un tiers des jeunes qui passent entre 30 minutes et 1 heure, et plus de 42% y passent plus d’une heure.

Consacrent-ils assez de temps à leurs devoirs ?

Un peu plus de deux tiers des adolescents passent plus de 30 minutes à 1 heure à faire leurs devoirs mais une minorité y passe plus d’une heure (6%).

Finalement, malgré le temps passé sur les réseaux sociaux les adolescents s’acquittent de leurs devoirs scolaires .

Jules Nuez, Shaënna Valentine et Eray Durmus 4°B

La qualité des repas touchée par l’informatique

Nous avons demandé à un ancien livreur de repas de raconter son métier, qu’il exerce dans une structure municipale du Mans.

Rue de Vittel où des personnes se sont déjà fait livrer.
Rue de Vittel où des personnes se sont déjà fait livrer.

Le CCAS (Centre Communal d’Action Social) est une organisation qui s’occupe des affaires sociales du Mans.

Quinze livreurs sont dispatchés sur Le Mans, sept zone nord, sept zone sud et un itinérant. Chaque livreur a à peu près trente clients chaque jour.

« Le repas étaient bons »  nous dit l’ancien livreur et fait maison. Un jour, le CCAS a décidé d’informatiser ses services pour une facilité d’organisation.

Avant l’informatique il y avait le choix entre 2-3 possibilités maintenant il n’y a plus qu’un seul menu: entrée (soupe) – plat – dessert.

L’informatique est un gain de temps. Mais quel est le plus important: le gain de temps ou une nourriture saine et bonne pour les personnes âgées?

«L’informatique était intégrée dans une politique de simplification et d’optimisation. Il y a eu un effet bénéfique sur le travail quotidien des agents au détriment de la qualité des repas (centralisation des moyens)» En résumé, l’ancien livreur préférait livrer de la nourriture saine, quitte à mettre plus de temps dans la préparation et la livraison.

Camille Cipolla, Clémentine Duguer, Lydie Harchay 4b

Lutilu en mode connectée…

Aujourd’hui, internet et les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place dans nos vies. C’est le cas dans le domaine de la mode, avec Lucie Fournier, une jeune créatrice qui a ouvert sa propre boutique au Mans, la boutique Lutilu, qui ne peut plus s’en passer.

Nous l’avons interviewée à ce sujet.

Quelle est la place de la technologie numérique dans votre vie ?

« La technologie me permet de me faire connaître, d’afficher mes créations sur mon compte Instagram, mon site internet. Je peux faire des recherches sur les tendances actuelles (tissus, motifs…). »

Prenez-vous des commandes via les réseaux sociaux, par mails ?

« Oui, beaucoup par mail et Facebook. Quand des personnes découvrent mon site, et qu’elles veulent avoir des informations, elles me joignent par mail ou plus rarement, par téléphone. »

A l’ouverture, les gens vous contactaient-ils déjà par les réseaux sociaux ?

« Avant c’était assez rare qu’on me contacte via Facebook parce qu’il y a encore quelque temps, on considérait que ce n’était pas très pro, c’était plus du bouche à oreilles. Les gens satisfaits de mon travail en parlaient à leur entourage. Au final, beaucoup utilisent Facebook aujourd’hui. »

Et, avant l’évolution des réseaux sociaux ?

« Beaucoup m’appelaient par téléphone, ou passaient me voir. C’est toujours le cas aujourd’hui : les gens passent toujours dans ma boutique. »

Instagram : @luciedelutilu

Facebook : @lutilu

Site : www.boutique-lutilu.com

Anthéa Roullier, Lisa Vaconsin, Lou-Anne Marchais 4eB

Les réseaux sociaux, leur usage dans le monde et en France

Les réseaux sociaux, ces petits forums de partage où l’on expose plus ou moins sa vie. Qui les utilisent et pourquoi ? Quelques éléments de réponses…

-Selon le site Webmarketing, le réseau social le plus utilisé est Facebook avec ses 1,86 milliards  d’utilisateurs.11 millions de jeunes ont pourtant quitté le site en 3 ans pour rejoindre Twitter, Instagram et Snapchat, des concurrents.

2e position :Messenger le réseau social de communication créé par Facebook avec 1,86 milliards d’utilisateurs.

3e position :Youtube le réseau social des vidéastes et celui de communication sans connexion, chacun  avec 1 milliard d’utilisateurs.

Au total sur 7,357 milliards de terriens, 3,715 milliards sont des internautes utilisateurs des réseaux sociaux. Toutes ces personnes y vont pour communiquer avec leur proches, pour s’informer des nouveautés, se divertir...

En moyenne, un français passe 1 heure 20 par jour sur les réseaux sociaux.

Selon le site BDM, les endroits du monde les plus actifs sur les réseaux sociaux sont l’Amérique du Nord avec 59%, juste devant l’Europe de l’Ouest : 48% (50% en France). L’ Afrique a 11% comme l’Asie du Sud.

source : http://www.tiz.fr/utilisateurs-reseaux-sociaux-france-monde/

Florine Gattepaille 4B, Sasha Furet-Bourneuf, Anais Guéveneux

Les collégiens sont-ils accros à Youtube ???

Youtube est un site web d’hébergement de vidéos sur lequel les utilisateurs peuvent envoyer, évaluer, regarder, commenter et partager des vidéos. Nous avons interrogé trente collégiens de la 6e à la 4e du collège Les Sources pour savoir quelle place Youtube a pris dans leur vie.

Alors oui ! 10% des collégiens regardent de 100 à 500 vidéos par jour ! Youtube prend une énorme partie de leur vie, puisque 17% y consacrent 3 à 4 heures au quotidien.

«Je regarde des vidéos parce que ça m’occupe et ça me sert. Si je ne me maquille pas avant d’aller au collège, je le fais à la maison pour apprendre. Comme ça quand je serai grande, je saurai le faire » affirme une élève.

Témoignage d’une élève : « les Youtubeuses sont utiles, pratiques notamment pour les astuces de filles pour le « make-up » : par exemple comment maquiller les yeux, les lèvres, le teint… »

D’après le témoignage des collégiens : 50% suivent des Youtubeuses et 40% des Youtubeurs.

De notre sondage, il ressort que 33% des garçons regardent des vidéos, par exemple GTA, qui est un jeu de combat ; 17% des comédies.

Quant aux Youtubeuses (50%) : 13% suivent des hauls (présentation des vêtements pour donner envie de les acheter) beauté, vêtements ;

13% des tutos, astuces ; 3% des vlogs (c’est un bon plan de vacances et d’endroits) ; 13% qui regardent autres choses.

une  adolescente sur Youtube
une adolescente sur Youtube

Imane Belhaj et Loubna Karkab 4B

L’évolution des métiers grâce au numérique

Le monde numérique a révolutionné le milieu professionnel. Pour illustrer cela, nous avons interviewé M.Tarare qui travaille dans une usine de fabrication de pièces de voitures au Mans.

« Avant les machines modernes, on travaillait au marteau et à l’enclume. On prenait plusieurs heures pour une seule pièce et maintenant on fait plus de pièces en prenant moins de temps avec des machines à laser que l’on commande par ordinateur. Cela consiste à dessiner sur l’écran la forme et la taille de la pièce voulue et cela est reproduit en vrai par les machines à laser. Les pièces de voitures sont faites à partir de matériaux recyclés. Cela a augmenté le salaire car maintenant, il faut avoir plus de diplômes pour la manipulation des ordinateurs. »

L’ informatique améliore le métier de M.Tarare, de son point de vue.

Gaïane Bour, Gurvan Legagneux et Clément Tarare 4B