Atelier radio exceptionnel au CDI du collège Les Sources

4 élèves de 4e ont participé à un atelier radio animé par Agathe André, journaliste en résidence.

Pendant 3 heures, le 10 mai 2019,  ils ont joué à débattre : Agathe André était l’intervieweuse, les élèves les invités.

Le thème imposé : le genre.

Avant d’enregistrer chacun des débats, ils ont visionné une vidéo.

Vous pouvez écouter leurs discussions ci-dessous (Audio) :

1er débat : l’égalité fille-garçon

vidéo : https://education.francetv.fr/matiere/education-civique/ce1/video/c-est-quoi-l-egalite-entre-les-filles-et-les-garcons-1-jour-1-question

Audio :

2e débat : le sexisme, notamment au travail

vidéo : https://education.francetv.fr/matiere/actualite/premiere/video/balance-ton-sexisme

Audio :

3e débat : le féminisme

vidéo : https://education.francetv.fr/matiere/actualite/premiere/video/feminisme-rien-n-est-acquis

Audio :

4e débat : LGBTI : qu’est-ce que ça signifie ?

L’homophobie et le cyberharcèlement à travers l’exemple du jeune chanteur Bilal Hassani qui représentait la France à l’Eurovision.

vidéo : https://education.francetv.fr/matiere/education-civique/cinquieme/video/lgbti-ca-veut-dire-quoi

Audio :

Conclusion : Audio :

 

Le bio et le local arrivent dans les assiettes des collégiens

Si le nombre des produits bio et des circuits courts augmentent au collège, quels sont les enjeux pour les restaurants scolaires ?

Le bio et le local se développent dans tous les collèges sarthois ,à la demande du conseil départemental qui souhaite avoir une quantité de bio et de local au dessus de 50%. Depuis 2012 la quantité de ces produits a donc beaucoup augmenté. La plupart des restaurants scolaires respectent la proportion demandée comme le collège Jean Cocteau à Coulaines (68% en juin dernier de produits bio et locaux ) ou le collège des Sources au Mans (54% en 2019) la cheffe Mme Chancel explique : « Certains collèges sont encore sous les 50%. D’ici quatre ans le Conseil Départemental souhaite monter la barre à 70% ».

Le prix pour des produits de qualité

Les restaurants scolaires sont obligés de jongler entre le bio, le local et les autres produits à cause du prix . Les produits bio et les circuits courts sont en effet plus chers, » la différence est à peu près de 1,5% » dit Mme Chancel. Pour la plupart des collèges , les produits bio et locaux sont : les laitages, les fruits et les légumes et les viandes. Les restaurants scolaires s’approvisionnent dans des fermes de Sarthe comme la ferme Chauvet / la maison Champion (volailles) et le Gaec Bio avenir (surtout des produits laitiers).

Un enjeu écologique

Grâce à la demande du Conseil Départemental, le bio ainsi que le local connaissent des jours heureux dans les collèges. L’agriculture locale est de plus en plus prisée même en dehors des restaurants scolaires. Les collégiens mangent plus de produits bons pour leur santé mais aussi bons pour leur planète !!!
Mme Chancel cuisinière en chef au collège Les Sources avec les partenaires bio et locaux du collège

Fériel, Auriane, Jeanne, 4eC, collège Les Sources

 

L’enseignement du futur

La mise en place du numérique au collège

D’après Marie-Odile Breteau, professeure de technologie, les élèves sont plus intéressés de travailler avec des outils numériques en général.

« Les avantages de travailler avec des tablettes sont que le travail peut être préparer à l’avance par le/la professeur(e) ; le travail est plus compréhensible ».

Il ou elle peut afficher le travail au tableau ou directement retransmettre le cours sur les tablettes des élèves.

Les inconvénients sont que les élèves sont moins habiles de leurs mains. Quand le matériel ne fonctionne pas, les élèves ne peuvent plus travailler et la réparation prend du temps.

Marie-Pierre Chaussis, la gestionnaire du collège Les Sources, dit : « pour mettre en place le numérique au collège, il faut un certain budget ». Elle ajoute que ce n’est pas le collège mais le Conseil départemental de la Sarthe qui paye les objets numériques. « Les nouveaux outils seront des tablettes. Le collège sera performant dans 2 ou 3 ans ».

Nolann, Erwann, Maxime, 4ème C collège Les Sources

L’arrivée des tablettes au collège !

Les tablettes numériques sont utilisées dans certains établissements notamment au collège Joséphine Baker (ex–Vauguyon) au Mans. Jany Perrin, le principal, nous explique à quoi elles servent.

« Au collège, les tablettes servent à faire des classes mobiles. On a une salle équipée de 15 ordinateurs fixes. Lorsque les professeurs veulent faire des activités plus ponctuelles et si la salle informatique n’est pas libre, ils utilisent les tablettes. Elles sont dans des mallettes avec une antenne wifi, ce qui permet donc de capter et de diffuser internet dans n’importe quelle salle du collège. Cela fait une deuxième salle informatique mobile qui peut être utilisée dans n’importe quelle salle du collège. »

Il n’y a pas une tablette par élève dans les mallettes . « Cela oblige le professeur à faire plusieurs activités. Certains élèves sont sur les tablettes et pendant ce temps-là les autres font un travail sur papier. On a trois valises de 8 soit 24 tablettes. Elles ont été données. C’est le Conseil Départemental qui les a payées. On a fait partie du plan numérique collège l’année dernière et donc le Conseil Départemental a changé tous les ordinateurs et nous a dotés de tablettes. »

Comment s’est organisé le changement ?

« Les professeurs ont tous bénéficié d’une journée de formation sur l’utilisation des tablettes. Ensuite nous avons 3 professeurs qui sont chargés de l’usage pédagogique numérique et qui sont là pour aider les collègues et pour utiliser ce matériel. Tous les professeurs ne l’utilisent pas mais c’est du matériel bien utilisé. »

Est-ce qu’il y a des problèmes ?

« Non il n’y a pas de problème. Ce sont des tablettes qui appartiennent au collège donc les professeurs gèrent des tablettes. Ils distribuent et les récupèrent. Ce serait diffèrent si c’était les élèves qui rapportaient leur propre tablette personnelle. Il y avait des risques de vol et de casse. Ce serait beaucoup plus compliqué a géré comme le téléphone portable. Là il s’agit vraiment d’une utilisation pédagogique dans le cadre de la classe avec un professeur. »

Est-ce qu’il y a des élèves qui utilisent des tablettes à la place des livres ?

« Alors oui, il y a des manuels numériques sur les tablettes et il y a aussi un certain nombre d’applications pour les maths et les sciences. C’est l’intérêt d’avoir des tablettes et l’autre intérêt est que chaque élève va a son rythme. Ce n’est pas le professeur qui écrit au tableau ou qui donne le rythme de la leçon . C’est enregistré quand l’élève termine son travail et c’est-ce qui est intéressant et permet de plus individualiser le parcours de chaque élève. »

tablette qui peut servir d’ordinateur

M. Jany Perrin principal du collège Joséphine Baker, accompagné d’une tablette qui peut faire ordinateur

Solène, Kawtar, Anouk, 4C, collège Les Sources

Au collège, l’évaluation par compétence remplace les notes

Dans certains collèges sarthois, les notes ont été remplacées par des compétences comme au collège Alain-Fournier.

Une compétence ?

C’est une connaissance approfondie et reconnue. Il est important d’avoir des compétences variées dans différents domaines. Mme Boutimah, professeure de français, évalue ses élèves par compétences sur les domaines lire, écrire, et de la langue. « L’important est de cibler dans chaque évaluation une compétence bien précise ». Elle est mise en place depuis la nouvelle réforme.

L’avantages des compétences

Les compétences permettent de mieux cibler les difficultés des élèves. L’élève peut travailler la compétence qu’il n’a pas acquis. Mme Boutimah explique : « je pense que l’élève se détache de la note. Cela est important pour nous professeurs de connaitre leurs difficultés ».

L’avantages des notes

Les notes permettent de donner un but bien précis à l’élève mais cela ne cible pas ses difficultés.

Et du côté des parents

Pour les parents, les compétences sont encore floues. Les notes permettent de donner un objectif à leurs enfants. Les parents sont encore indécis entre les notes et les compétences.

Madame Boutimah qui corrige ses copies

Clara et Leila 4C, collège Les Sources

Les sports de demain au collège

Monsieur Marquié, professeur de sport au collège Les Sources, donne son avis sur les nouveaux sports qui se créent tous les jours même s’il faut beaucoup de temps pour qu’ils deviennent universels.

Selon lui, «quelques nouveaux sports tentent de faire leurs apparition avec des réussites différentes selon le pouvoir de leur fédération (exemple : ultimate, tchouckball)».

«Certains sports peuvent paraître nouveaux mais en fait ils sont enseignés depuis longtemps dans certaines régions en fonction des aspects géographiques (exemple : surf sur la côte Atlantique, Pelote basque au pays basque, pétanque dans le sud est, ski dans les Alpes)», explique t-il.

Certains sports font leur apparition au lycée pour apprendre aux élèves à utiliser le sport pour sa santé (exemple : step, aérobic, musculation, natation longue).

«Dans l’éducation, l’enseignement des arts du cirque est assez récent», poursuit-il.

Il y en a de toutes catégories que ça soit en pleine nature, par exemple : VTT, escalade, des sports de santé et d’apparence seulement pour les lycéens comme le cross-fit, le fitness, la musculation, le step et les sports fun comme le skate, surf, ski, boxe et trottinette.

Avant que ces sports entrent au collège, ils doivent être codifiés et transformés pour répondre aux objectifs de l’école. Les choix se font en fonction des régions, en fonction des installations dans l’établissement, des préférences des enseignants et de la région. La culture de la région est importante dans ces choix.

M. Marquié explique : «l’objectif n’est pas de former des sportifs mais d’apprendre à utiliser les sports pour le développement de l’élève selon des objectifs plus globaux du socle commun de connaissances et compétences».

Sinan et Raphaël  4eC

Les nouveaux sports au collège

M. Marquié, professeur d’ E.P.S au collège les Sources, donne son avis sur les nouveaux sports au collège.

«Actuellement les activités de pleine nature sont l’escalade, le ski et la voile. Quant aux activités d’expression, ce sont surtout la danse, l’acrosport et le cirque qui ont cours», dit-il.

Il rappelle que dans les années 70-80, les nouveaux sports étaient soit collectifs, soit des sports de raquette, soit des sports de combat.

«Quelques nouveaux sports tentent de faire leur apparition avec des réussites différentes selon leur fédération par exemple, l’Ultimate, le futsal (foot à 5 en intérieur), le basket (à 3 contre 3)».

Chaque professeur a la liberté de choisir sa pédagogie selon les matériels dont ils disposent .

Yannel et Ziyad 4eC collège Les Sources

Les sports de demain…

Les nouveaux sports sont intéressants à pratiquer pour tous.

M. Marquié, professeur de sport au collège Les Sources, donne son avis sur les nouvelles pratiques sportives au collège. Selon lui, il existe des centaines de sports créés dans le monde, un peu comme les jeux vidéos ou les jeux de société. Après pour qu’un sport se développe et fasse partie des sports mondialement connus, c’est très compliqué car il doit être intéressant pour les pratiquants, diffusé à grande échelle et abordable financièrement et au niveau de la compréhension des règles.

D’après les nouvelles méthode d’enseignement de M. Marquié, on essaie de rendre les élèves de plus en plus acteurs de leurs apprentissages pour comprendre à quoi sert le sport et comment ils peuvent s’en servir.

Le sport est bon pour la santé et procure du plaisir quelque soit l’âge ou la personne et l’important est de trouver parmi tous les sports, lequel peut nous intéresser et dans lequel on peut s’épanouir.

Yasser et Ulrich 4C collège Les Sources

L’utilisation du téléphone au sein du collège

Depuis la rentrée dernière les téléphones portables sont interdits dans les collèges. Mme Vidal, principale du collège Les Sources, donne son avis sur cette interdiction.

« D’abord une loi a été votée contre l’utilisation du téléphone au collège. Nous sommes obligés de la respecter. Je pense par ailleurs qu’il faut un endroit où les élèves restent sans leur téléphone car c’est un facteur aggravant de conflit ».

Il y a bien sûr des exceptions pour l’utiliser lors des sorties pédagogiques ou quand un adulte demande à un élève de le sortir pour une autre raison pédagogique.

Les surveillants ne savent pas ce qu’on fait sur notre téléphone. Dans la cour, on pourrait prendre des photos de quelqu’un qui ne veut peut-être pas être pris en photo et on serait tenter de faire des choses qui ne sont pas autorisées.

Donc c’est pour cela qu’on ne peut pas l’utiliser juste dans la cour.

KARLSON, SIMON 4°C COLLEGE LES SOURCES

 

Les chevaux et les collégiens: une confiance mutuelle

Au collège Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, à Téloché, on insiste sur la confiance en soi des élèves. Des professeurs ont développé des activités avec des chevaux dans ce but.

Un projet original

Le collège accueille des poules, un paon, des canards et, surtout, deux chevaux.

 » Les chevaux font partie du projet « équi-libre », explique M.Salaun, professeur référent des 4e. Il a été mis en place il y a quatre ans. Ce projet était à l’initiative de quelques enseignantes afin de redonner confiance en eux aux élèves en difficulté ».

Le domaine du collège s’étend sur environ sept hectares, de quoi accueillir les chevaux dans de bonnes conditions.

« Plusieurs infrastructures ont été mises en place: une carrière de sable pour les exercices, des clôtures pour les espaces de pâturage, la grange a été réaménagée en carrière intérieure et les anciens garages en boxes ».

Un personnel engagé

Le personnel qui s’occupe des animaux est nombreux: des enseignants bénévoles, du personnel de vie scolaire, et des élèves participants à « équi-libre » en tant que volontaires, pour faire par exemple les déplacements entre les différents espaces.

« Un planning très précis indique qui va sortir les chevaux, les nourrir, les déplacer et les rentrer le soir. Les élèves font ça lorsqu’ils n’ont pas cours », détaille le professeur. « Certains enseignants ont eu accès à une formation spécifique ».

En début d’année, les emplois du temps sont aménagés afin de permettre aux élèves de pouvoir consacrer du temps au projet. Si les élèves sont amenés à manquer un cours, ils pourront compter sur leurs camarades pour leur transmettre le travail.

« Durant les petites vacances, des volontaires s’organisent pour venir à différents moments s’occuper des chevaux qui partent en pension pour les vacances d’été », explique Quentin, élève de 4e.

Un apport de confiance important

« Ce projet m’a permis de me sentir plus en confiance », explique Naïma.

Pour Enzo, c’est à peu près le même discours:

« On m’a proposé équi-libre pour que j’aie plus confiance en moi, et j’en ai vu les effets ».

L’apport n’est pas seulement pour les élèves, mais aussi pour les chevaux. Une fois en confiance avec les enfants, ils font des choses qu’ils n’oseraient pas effectuer d’eux-mêmes.

« Les chevaux vivent des situations qu’ils n’aiment pas du tout, par exemple passer sous un portique. Mais pourtant, quand ils sont en confiance avec les enfants, ils s’engagent, explique le professeur. Monter sur une bâche, également, tant qu’ils ne savent pas quels appuis ils ont en dessous, ils ne le feront pas. Mais s’ils voient que les enfants s’engagent, ils le feront eux aussi ».

Cette initiative nouvelle n’apporte que des effets positifs. Les élèves sont fiers de leur collège et de cette particularité, et cette méthode a su faire ses preuves.

Séance montée dans le cadre d’ « équi-libre »

Juliette, Loane et Moïra, 4eB, Collège Les SOURCES

 

Un journal réalisé par des élèves du collège Les Sources au Mans