Henri Cousseau, orphelin de guerre : le choix de la résistance.

Henri Cousseau est d’origine vendéenne et est né le 18 septembre 1906 à Fontenay-le Comte. Son père, Henri Cousseau, est né le 10 septembre 1881 aux Herbiers. Il s’est marié avec Marie Rousselot à Fontenay-le-Comte, le 18 septembre 1905. Il faisait partie du 35ème régiment d’infanterie et avait pour numéro de matricule 1067. Puis, il a été tué le 28 avril 1915 et est mort pour la France.

Henri Cousseau, père, mort à Vingré le 28 avril 1915

Henri Cousseau est arrivé à Cholet avec sa mère quand il avait 9 ans, après le décès de son père. Il est adopté par la nation en 1918. Henri va grandir et en 1934, avant la seconde guerre mondiale, il est ouvrier métallurgiste d’entretien tissage et devient syndicaliste CGT pour défendre les travailleurs de textile qui sont peu payés. Il va aussi signer des conventions sociales au nom de tous les salariés. Il s’est déjà beaucoup engagé avant la seconde guerre mondiale.

Pendant la seconde guerre mondiale :

En 1939, Henri Cousseau est incorporé au 6ème Génie d’Angers. Il est engagé dans l’action revendicative car il est rentré dans un groupe de Résistance pendant l’occupation allemande. Une de ses motivations a été le fait d’être témoin de la débâcle de l’armée et de l’exode des populations civiles devant l’avancée allemande.

Je pense aussi que son autre motivation est le fait d’avoir perdu son père durant la première guerre mondiale car beaucoup d’orphelins de guerre sont rentrés dans la résistance.

Les actions d’Henri Cousseau sont la distribution de tracts, d’affiches et de journaux clandestins anti-allemand et la collecte de subsides pour des camarades entrés dans la lutte clandestine. Puis au printemps 1941 à Nantes, il adhère à un groupe de Francs Tireurs et Partisans qui organise dans les usines des sabotages de matériel destiné aux troupes d’occupation. Il prend le risque d’être arrêté, interné, emprisonné, déporté dans des camps. Quand on entre dans la résistance, on risque donc sa vie. Il est ensuite arrêté le 2 septembre 1941, dénoncé par une voisine qui remarquait des allées et venues nocturnes. Il est interné au camp de Choisel à Chateaubriand. Avant, il est aussi passé dans des endroits comme la prison de Cholet. Il a donc payé les conséquences de ces actes en étant brutalisé dans la prison de Cholet puis est dirigé vers celles d’Angers, de Clairvaux, de Châlons-sur -Marne puis au camps de Royallieu. Il est envoyé avec d’autres au camp de Buchenwald qui se situe à l’ouest de l’Allemagne. Les conditions du trajet ont été horribles. Ils étaient entassés à plus de 100 dans des wagons à bestiaux pendant plus de 3 jours. Ils mourraient de soif et de chaleur. A l’arrivée, Henri Cousseau s’évanouit et se retrouve dans un camion de cadavres destiné au crématoire. Heureusement, il réussit à sortir aidé par un soldat. Le 11 avril 1945, le camp de Buchenwald est libéré par les Américains avec  l’aide des résistants du camp, il y a 20 000 survivants environ.

Le 21 avril 1945 Henri Cousseau est entendu par les Américains pour retourner en France afin de savoir qui il est, pourquoi il a été arrêté. Henri Cousseau est finalement libéré le 4 Mai 1945 par Cyrus Sturgis( un Américain), c’est la fin d’un long combat dans lequel il aurait pu laisser sa vie à plusieurs reprises. Il était motivé par la résistance car il trouvait que le régime de Vichy était une mauvaise solution. Il n’était pas d’accord avec cette politique. C’est pour cela qu’il s’est engagé dans la Résistance alors qu’il y a de grands risques comme être arrêté ou tué.

Le 12 décembre 2016 en présence de sa famille, une rue à son nom a été inaugurée à Cholet.

 

Rue Henri Cousseau à Cholet

Henri Cousseau avait également rédigé un livre   » De Cholet à Buchenwald « .

Rédigé par Julie complété par les écrits d’Hanina, Alexandre, de Sarah, de Lucas, de Sarra, de Rémy  qui comme les élèves de 3ème D et E ont travaillé sur Henri Cousseau .

Merci à la famille d’Henri Cousseau notamment son petit-fils, Thierry Raguier, pour la transmission des documents et l’autorisation de les utiliser en classe. Merci également aux Archives de Vendée qui m’ont transmis son acte de naissance.

Sylvie Bossy-Guérin

Paroles d’élèves :

Julie : A Cholet, une rue, en mémoire  d’Henri Cousseau porte son nom. L’intérêt est de ne pas oublier ce qu’il a fait et vécu comme tous les autres déportés. Cela permet de ne pas oublier les horreurs de la guerre et l’importance du rôle des résistants.

Hanina : Pour finir une rue a été mise au nom d’Henri Cousseau à Cholet le 12 décembre 2016 en mémoire de ce résistant pour honorer ce qu’il a fait dans le but de faire en sorte de gêner l’ennemi. La ville de Cholet a donc voulu rendre hommage à cet homme pour ne pas qu’on oublie le combat qu’ils ont mené face à l’ennemi au péril de leur vie.

Sarah : Il était motivé par la Résistance car il trouvait que le régime de Vichy était une mauvaise solution. Il n’était pas d’accord avec cette politique. C’est pour cela qu’il s’est engagé dans la Résistance alors qu’il y a de grands risques comme être arrêté ou tué.Une rue à Cholet porte son nom en son hommage car il a été un grand résistant, un déporté et qu’il a vécu à Cholet.

Madison : En hommage et en sa mémoire, son nom est maintenant une rue de Cholet, dans l’intérêt de ne pas oublier son parcours et tout ce qu’il a fait dans la résistance.

Lucas : Aujourd’hui une rue lui est dédiée à Cholet pour son courage, les risques qu’il a pris pour résister et ce qu’il a subit comme plein d’autres personnes.

Lucie : Il y a une rue Henri Cousseau à Cholet pour se rappeler ce qu’Henri a fait pour la France. Il n’a jamais abandonné et s’est battu jusqu’au bout.

Nathan : Sur la plaque il est écrit ancien résistant-déporté, chevalier de la légion d’honneur.  Il fut chevalier de la légion d’honneur pour tous les services qu’il a rendu pour la France. Cette plaque permet d’honorer la mémoire d’Henri Cousseau, pour que les gens ne l’oublient pas et qu’ils sachent ce qu’il a accompli durant sa vie.

Réann : Une rue Henri Cousseau a été inaugurée à Cholet le 12 décembre 2016. C’est bien d’avoir une rue Henri Cousseau car cela nous rappelle ce qui s’est passé pendant la guerre 1939 à 1945, cela nous apprend aussi de ne pas baisser les bras et d’exprimer son opinion dans ces moments là comme il a fait. Cela peut nous apprendre à ne pas faire les mêmes erreurs du passé.

Jade : C’est grâce à des gens comme Henri Cousseau, qui ont résisté face à l’armée Allemande, que la libération de la France a été possible. En mémoire du combat d’Henri Cousseau la ville de Cholet a donné son nom à une rue, inaugurée le 12 décembre 2016. Ceci nous rappelle la mémoire de ces combattants de l’ombre qui ont aidé la France à se libérer.

 

 

 

 

 

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Mon ancêtre dans la guerre : Henri Joseph Bregeon

C’était mon arrière arrière grand-père.

Avant la guerre :

Henri Brégeon est né le 12 Mai 1894 à Yvernay dans le canton de Cholet (département du  Maine-et-Loire). Il habitait à Yvernay. Ses parents s’appelaient Alexis Jean Bregeon et Augustine Chupin. Sa profession était limonadier. Il était domicilié à Yvernay. Il avait les cheveux blond , les yeux bleus , le front découvert et le nez moyen. Il mesurait 1m65. Son numéro de matricule était 808.

Pendant la guerre :

Henri Brégeon a été incorporé au 114ème Régiment d’infanterie puis au 32ème RI, au 24ème RI et au 39ème RI durant l’année 1915.  Il a été fait prisonnier le 23 Juin 1916 à Fleury : c’est à proximité de Verdun. Il a  été rapatrié le 21 Janvier 1919 .

Après la guerre :

Il s’est marié à Marie Bochereau et a eu des enfants. Il a habité à Cholet puis à Angers.  Il est décédé en 1976 à Cholet.

Mon ancêtre et moi :

Je ne connaissais pas cette histoire et mon sentiment est l’admiration . Sa famille a du s’inquiéter pendant la longue période où il était prisonnier.

Janelle T. 6ème F

 

 

 

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Le Club Olympique Choletais pendant la guerre

Des matchs de football se déroulent à Cholet pendant toute la guerre. (Voir articles écrits par les élèves). Sur cette photo très nette qui date peut-être de 1917, on aperçoit des spectateurs, des  militaires au pied des tribunes. Il reste à identifier les footballeurs….

J’ai quelques pistes pour trois d’entre-eux. Toute aide est la bienvenue !

Sylvie Bossy-Guérin

Le Club Olympique Cholet. 1917 ?
Droits réservés Archives Municipales de Cholet
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Une nouvelle photo du Club Olympique Choletais !

Equipe du Club Olympique Choletais dec.1913. Droits réservés A.MC.

Les archives municipales de Cholet ont reçu dernièrement un fonds photographique avec quelques photos de footballeurs du Club Olympique Choletais !

De droite à gauche se trouvent :

Victor Simon, Auguste Coutant, Auguste Quintin, Marcel Brien, Adolphe Lespert, Louis Fabre, Camille Brégeon, Marcel Faligand, Pierre Blouen, Auguste Sibileau et Raoul Brun.

Quatre d’entre-eux ne reviennent pas de la guerre : Louis Fabre, Auguste Sibileau, Marcel Brien et Pierre Blouen. L’identité de l’homme au chapeau reste à trouver.

Si vous le reconnaissez ou si l’un de ses footballeurs est de votre famille, contactez-moi via un commentaire.

Un merci tout spécial aux Archives municipales de Cholet qui m’accordent le droit d’utiliser ces photos.

Sylvie Bossy-Guérin

 

 

 

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La République protège les orphelins.

La loi du 27 Juillet 1917 met en place des aides notamment financières pour les orphelins de guerre. La Nation « adopte » les orphelins de guerre. Elle ne remplace pas la famille mais apporte un soutien. La Nation a une dette vis-à- vis de ces enfants, elle vient en aide aux mères qui se trouvent seules et dont le mari est mort pour la Patrie.

 

Carte d'identité d'une pupille de la Nation. A.M.Cholet

Sur la carte d’identité, on peut voir Marianne, symbole de la République, qui se met à la hauteur de deux enfants et leur tend ses bras ce qui montre la tendresse qu’elle a envers eux. Elle les accueille et va les protéger. Sa présence sur cette image montre que cette loi est pour tous les enfants orphelins qui ont perdu leurs pères lors de la guerre qu’ils soient riches ou pauvres. En haut de l’illustration il y a un homme allongé comme dans une tombe, sûrement la représentation du père mort au combat.

Un article paru dans l’Intérêt Public de Cholet annonce que la Fraternité Franco-Américaine va mettre en relation des bienfaiteurs américains et des orphelins de guerre. Les conditions sont que :

  • le père doit être mort à la guerre.
  • l’enfant doit être élevé dans la famille.
  • L’enfant doit être âgé de moins de 13 ans.
  • L’association prend en compte la moralité de la mère (qualité essentielle).
  • l’enfant ne doit pas être aidé par une autre œuvre similaire.

A Cholet, la Fraternité Franco-américaine propose son aide à René Le Névé qui remplit les conditions : c’est un jeune orphelin dont le père Joseph est mort dans la Marne en 1915. Celui qui propose de lui apporter son aide s’appelle James Codding et habite au 299 Broadway à New-York. On ne sait pas s’il y a eu des échanges entre eux deux par la suite.

Ecrit de synthèse des élèves de 3ème D et 3ème E après une séance d’étude de documents en salle informatique.

 

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Des footballeurs à reconnaître …

 

Footballeurs à identifier

Cinq avants, trois demis, deux arrières qui encadrent le gardien de but mais qui sont ces footballeurs ?

Ils s’entraînaient probablement au stade du vélodrome de l’Oisillonnette à Cholet. Cette photo des Archives municipales de Cholet n’a aucune annotation. Si vous reconnaissez l’un de ces joueurs ou la tenue de l’équipe,merci de m’envoyez un message  via le site. N’hésitez-pas à cliquer sur la photo !

Mme Bossy-Guérin

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Raymond Peneau , fils de Joseph, orphelin de guerre.

Joseph Marie Aimé Peneau est né le 12 mars 1880 à Nuaillé dans le Maine-et-Loire. C’est le fils de Auguste Jean Peneau et de Clémence Bizon. C’est un soldat appartenant au 77ème Régiment d’Infanterie.

Il habitait  au boulevard Jeanne d’Arc à Cholet et était  domestique, il est marié avec Rose Victoire Rondeau  et ils ont un fils nommé Raymond  Peneau. Son matricule est le 972 et il a été recruté à Cholet. Il est mort pour la France le 28 octobre 1914 en Belgique à Zonnebeck. Il est tué par l’ennemi.

Il a eu plusieurs distinctions comme la Croix de Guerre et une Étoile de Bronze.

 

Joseph Peneau

Son fils, Raymond Joseph Eugène Julien PENEAU, est né à Cholet, dans le Maine-et-Loire, le 18 août 1909. Lors de sa naissance, son père, Joseph PENEAU, avait 29 ans et était domestique. Sa mère Rose RONDEAU, avait 24 ans et était femme au foyer. Suite à la mort de son père, alors soldat, décédé en 1914 lors de la première guerre mondiale, il fut adopté par l’Etat à l’âge de 10 ans et obtint le statut de pupille de la nation. Plus tard, en 1933, il se maria avec Marie Thérèse Henriette Germaine TRIQUET. Il décéda le 6 février 2011, à l’âge de 102 ans.

Raymond Peneau avec la montre de son père. 1982

 

Plusieurs actions sociales ont été créées pour aider les orphelins comme Raymond.

De nombreuses initiatives furent prises en faveur des orphelins de guerre. Mais il y avait de nombreuses conditions pour recevoir des aides. Ces aides étaient des ventes de charité pour les couvents qui recevaient les orphelins, de l’argent qui venaient des timbres (ceux qui faisaient référence aux orphelins) ou d’autres aides économiques envoyés par les alliés Américains. Une journée nationale des orphelins avait aussi été organisée. La population était informée de cette journée par des grandes affiches, et les dons ou souscriptions revenaient au siège social. Enfin, les pupilles (orphelins adoptés par l’état) étaient aussi concernés : ils recevaient également ces aides.Il y a également des Américains qui sont venus en aide aux veuves françaises, afin de les aider à élever leurs enfants, comme leur père l’aurait fait. Aussi, les maires de chaque ville établissaient la liste des enfants de moins de 16 ans, vivant dans leur commune, afin qu’ils puissent être adoptés par la Nation, et obtiennent le statut de pupille. Leur mère bénéficiait d’une pension trimestrielle.

Kaëna, Donovan et Mario, élèves de 4ème B.

  1. Photo de Joseph et de Raymond Peneau transmise par Alex Deseyne. Merci !
  2. Merci aux élèves pour la qualité de leur travail.
  3. Si vous connaissez des descendants de Raymond Peneau, merci de nous contacter par un message.

 

 

 

 

 

 

 

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Nouveau Label National de la Mission du Centenaire

Le projet mené cette année avec les élèves  » Grandir dans l’ombre d’un héros disparu : orphelins de guerre, victimes civiles de la Première guerre mondiale » vient d’être labellisé Centenaire par la Mission du Centenaire de la Première guerre mondiale.

Ce label distingue  » Les projets les plus innovants et les plus structurants sur le territoire « .  C’est une fierté de recevoir une nouvelle fois cette distinction.

Merci à Nathalie Lucas aux Archives Municipales, à Aurélie et à Kelly pour l’accueil des élèves et le soutien constant à mes projets.

Sylvie Bossy-Guérin

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Roland Rotureau, orphelin à un an

Roland Rotureau est né le 19 Juillet 1917 de Félix Victor Auguste, 27 ans,  cordonnier et de Marie Thérèse Joséphine Léontine Picot, 24 ans, brodeuse. Ils habitent au 60 rue Sadi Carnot. Le père Félix n’est pas présent lors de l’accouchement car il était à la guerre.

Les témoins à la déclaration de l’acte de naissance sont Marie-Louise Richard, 52 ans, journalière domiciliée à Cholet et Marie Legras, femme Caillaud, confectionneuse.

Félix Rotureau est mort le 24 août 1918 à l’hôpital mixte de Cholet d’une maladie imputanle au service. Roland avait un an.

Roland a été adopté par la nation le 30 décembre 1920.

Il est décédé le 6 février 1966 à Tillières.

Portrait réalisé par Lucas, Fabio, Lilian, Louis, Ophélia élèves de 3ème D.

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Ernest Bonnesse, orphelin à quatre ans

Ernest BONNESSE est né le 15 Décembre 1912 à Cholet.

Ses parents sont Louis Henri BONNESSE, charpentier, âgé de 29 ans et de Ernestine Victoire BRUNET, dévideuse, âgée de 31 ans demeurant route de Saint- Christophe à Cholet.

Les témoins de la déclaration de naissance sont Jules BONNESSE, maçon âgé de 61 ans et Léon LERIN, coiffeur âgé de 26 ans, oncles de l’enfant.

Louis Henri BONNESSE est mort le 14 novembre 1916 à la côte du Poivre dans la Meuse.

Ernest a quatre ans. Il est adopté par la nation suivant le jugement du tribunal civil de Cholet le 9 mai 1919.

Il est décédé à  Cholet  le 18 juillet 1988.

Portrait réalisé par Hugo et  Pablo, élèves de 3ème D

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