Archives mensuelles : octobre 2018

Leçon HIST 1 La monarchie absolue

La monarchie absolue

Au début du XVIIè siècle, sous le règne de Louis XIII et de son ministre le cardinal de Richelieu, l’autorité royale se renforce peu à peu.

À sa mort, en 1 643, son fils n’a que 5 ans. C’est donc la femme de Louis XIII et mère du futur roi, Anne d’Autriche, qui va être au pouvoir, aidée du cardinal de Mazarin. Là encore, l’autorité royale s’agrandit.

Cependant, à l’âge de 12 ans, le roi est obligé de fuir Paris en raison de la Fronde, une révolte des nobles pour affaiblir le roi.

Arrivé à l’âge adulte, en 1 661, Louis XIV établit une monarchie absolue de droit divin : il affirme que son autorité vient de Dieu et impose à ses sujets une totale obéissance.

Pour démontrer sa puissance et affaiblir les nobles, il fait construire le château de Versailles où il fait venir tous les nobles importants du pays pour leur faire vivre une vie de loisirs et de plaisirs. Il choisit ses ministres parmi les bourgeois et non plus parmi les nobles.

En 1 685, il révoque l’Édit de Nantes, signé par Henri IV qui autorisait la religion protestante.

Durant le règne de Louis XIV (1 643 – 1 715), la France redevient un royaume très puissant et qui s’agrandit. Ses ministres mènent des actions très importantes : Vauban fait construire des fortifications, Colbert développe des manufactures et le commerce de la France.

La France devient alors le Royaume le plus puisant d’Europe.

Leçon HIST 2 Les évolutions du XVIIIè siècle

HIST 2 Les évolutions du XVIIIème siècle

1 Les progrès techniques au XVIIIème

Au cours du XVIIIème siècle, en Europe, les progrès des sciences et des techniques vont s’accélérer et l’intérêt de la population pour ces domaines augmente.

Benjamin Franklin invente le paratonerre en 1752, James WATT la machine à vapeur en 1763, les frères Montgolfier le premier engin volant en 1783, Nicolas Appert la boite de conserve, James Hargreaves la première machine à filer en 1764.

L’apparition des machines va permettre le développement de l’ industrie et l’augmentation du nombre d’objet fabriqués dans des usnies. Afin de vendre ces produits, le commerce se développe et on accélère la construction de routes et de ponts.

2 Les idées des lumières

Pendant ce temps, de nouvelles idées apparaissent chez des écrivains, des philosophes, des scientifiques. Ils critiquent de plus en plus la noblesse et remettent en cause la monarchie absolue de droit divin.

Ils critiquent aussi particulièrement les privilèges et le pouvoir exagéré du roi.

On appelle ces penseurs les philosophes des Lumières.

Pour favorise la diffusion des idées, il créent l’encyclopédie.

Ce grand livre a pour but de rassembler tous les savoirs de l’époque et de les diffuser le plus possible dans la population.

L’Encyclopédie regroupe 4 principaux auteurs, dont Diderot et Dalembert, et se compose de 28 volumes.

Publié par Thomas MOINIER

2 enregistrements de la chorale

Voici les 2 premiers enregistrements de la chorale pour cette année : Bella ciao et Guerre Guerre Vente Vent.

Ces morceaux sont déjà assez bien réussis après quelques semaines de travail.

Publié par Thomas MOINIER

Les tables de multiplication

Tables de multiplication jusqu’à 25

Liste des mots invariables de l’année

Liste des mots invariables   
    
Ligne 1afin de avec dans
enversmalgrépourtantsouvent
Ligne 2ailleursbeaucoupdavantage
etmieuxpourvu quesur
Ligne 3ainsibiendebout
exprèsmoinsprès surtout
Ligne 4alors bientôtdedans
guèrenaguèrepresquetandis que
Ligne 5aprèscardehors
hélasnéanmoinspuisquetant
Ligne 6assezcecidéjà
hierorquandtantôt
Ligne 7à traverscelademain
horsparce quequetard
Ligne 8au-dessouscelle-cidepuis
iciparfoisquelquefois tôt
Ligne 9au-dessuscelui-cidès que
jadisparmiquitoujours
Ligne 10aujourd’huicependantdésormais
jamaispartoutquoitoutefois
Ligne 11auparavantcertesdevant
jusquepasrientrès
Ligne 12auprèschaquedonc
là-baspendant sans trop
Ligne 13aussichezdont
la plupartpeut-êtresaufvain
Ligne 14aussitôtcombiendorénavant
loinplus selonvers
Ligne 15autantcommedurant
longtempsplusieurssi vite
Ligne 16autour commentenfin
lorsqueplutôtsinonvoici
Ligne 17autrefoiscontreensuite
maintenantpoursitôtvoilà
Ligne 18avantd’abordentre
maispourquoisoudainvolontiers

Publié par Thomas MOINIER

Les fables de la Fontaine

LA CIGALE ET LA FOURMI

La Cigale, ayant chanté

Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août, foi d’animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n’est pas prêteuse ;
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.
 
LE CORBEAU ET LE RENARD
 
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Eh bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. »
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
 

Le Rat de ville et le Rat des champs

Livre 1, fable 9

Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D’une façon fort civile,
À des reliefs d’Ortolans.
Sur un Tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.
Le régal fut fort honnête :
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu’un troubla la fête
Pendant qu’ils étaient en train.
À la porte de la salle
Ils entendirent du bruit.
Le Rat de ville détale,
Son camarade le suit.
Le bruit cesse, on se retire,
Rat en campagne aussitôt :
Et le Citadin de dire,
Achevons tout notre rôt.
C’est assez, dit le Rustique ;
Demain vous viendrez chez moi :
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de Roi.
Mais rien ne me vient interrompre ;
Je mange tout à loisir.
Adieu donc, fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre.

Le Chêne et le Roseau

Livre 1, fable 22

Le Chêne un jour dit au Roseau :
Vous avez bien sujet d’accuser la Nature.
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du Soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon ; tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage ;
Vous n’auriez pas tant à souffrir ;
Je vous défendrais de l’orage :
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La Nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos :
Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L’Arbre tient bon, le Roseau plie ;
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts.

Le Loup et l’Agneau

Livre 1, fable 10

La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’elle ;
Et que par conséquent en aucune façon
Je ne puis troubler sa boisson.
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’Agneau, je tète encor ma mère,
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère :
Je n’en ai point. C’est donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus au fond des forêts
Le Loup l’emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Le Loup et le Chien

Livre 1, fable 5

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau ;
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille ;
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint qu’il admire :
Il ne tiendra qu’à vous, beau Sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d’assuré ; point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi ; vous aurez bien un meilleur destin.
Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis ; à son Maître complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons ;
Os de poulets, os de pigeons :
Sans parler de mainte caresse.
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant il vit le col du Chien pelé.
Qu’est-ce là, lui dit-il ? Rien. Quoi rien ? Peu de chose.
Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup, vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? Pas toujours ; mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte ;
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, Maître Loup s’enfuit, et court encore.

La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf

Livre 1, fable 3

Une Grenouille vit un Bœuf,
Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s’étend, et s’enfle et se travaille,
Pour égaler l’animal en grosseur ;
Disant : Regardez bien, ma sœur,
Est-ce assez ? dites-moi ? n’y suis-je point encore ?
Nenni. M’y voici donc ? Point du tout. M’y voilà ?
Vous n’en approchez point. La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs ;
Tout petit Prince a des Ambassadeurs :
Tout Marquis veut avoir des Pages.

Le Lion et le Rat

Livre 2, fable 11

Il faut autant qu’on peut obliger tout le monde.
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d’un Lion,
Un Rat sortit de terre assez à l’étourdie.
Le Roi des animaux en cette occasion
Montra ce qu’il était, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu’un aurait-il jamais cru
Qu’un Lion d’un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu’au sortir des forêts,
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissemens ne le purent défaire.
Sire Rat accourut ; et fit tant par ses dents,
Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

Publié par Thomas MOINIER

Le corbeau et le renard en bande dessinée

En ce début d’année, nous avons travaillé sur la fable, et en particulier sur les fables de la Fontaine. Les élèves ont appris Le Corbeau et le Renard ou La Cigale et la Fourmi en poésie.

Puis, ils ont créé la fin d’une bande dessinée dont ils avaient lu le début dans leur manuel de français.

Ils ont débord découpé la fin du texte en plusieurs parties correspondant aux textes de chaque cadre. Puis, ils ont créé le cadre de leur planche de bande dessinée qui tient sur 1 ou 2 feuilles A4.

Ensuite, ils ont découpé des feuilles A4 pour dessiner et recopier le texte de chaque image.

Enfin, ils ont assemblé les morceaux pour créer leur planche.

Voici le texte de la fable et les bandes dessinées créées

Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Eh bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. »
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Jean de la Fontaine (1621, Château-Thierry – 1695, Paris)

Livre I, fable 2

                                                Ilina et EL

Thomas MOINIER