Annie Galipot: une mamie pas comme les autres

Annie Galipot dans sa nouvelle galerie où elle expose ses tableaux

Annie Galipot, née en 1953, habite en Sarthe.

Elle vit et travaille à Mulsanne. Depuis sa retraite, elle a une passion : la peinture, elle en a donc fait son nouveau métier. Elle est reconnue comme peintre coloriste, autodidacte professionnelle depuis 10 ans. Elle peint à l’acrylique. La peinture est vitale pour elle.

Pourquoi peignez-vous à l’acrylique?

J’aime peindre à l’acrylique car je travaille souvent au doigt: « Je mets les mains dedans. » L’acrylique n’a pas d’odeur. J’ai fait environ 300 tableaux avec cette peinture.

Et pourquoi avez-vous choisi cet art?

Tout art m’attire. J’ai choisi la peinture pour ses couleurs, leur mélange me fascine. Elles ont une force,  une lumière et une histoire que chacun peut déchiffrer selon son imagination, sa sensibilité. Cet art m’attire depuis l’âge de douze ans. Je venais de colorier la cape de la Sainte Vierge en jaune au cours de catéchisme quand tout le monde s’est émerveillé de ce beau travail, un merveilleux jaune qui m’a tellement plu et marqué que c’est là qu’est né ma passion de la couleur. Une vraie révélation !

Donc c’est à ce moment là que vous avez eu la révélation des couleurs ?

Oui je suis une passionnée des couleurs, je les mélange et mon tableau prend vie. Ma sensibilité apparait en couleur , ma vie artistique aussi, des scènes de vie au cosmos, des couleurs tendres ou soutenues, mes couleurs s’harmonisent, elles apportent chaleur, bien être, dynamisme, rêverie.Tout est source d’inspiration, un sourire, une voix, un objet, écouter, voir, mais ce sont mes couleurs qui dirigent la toile. Mes émotions viennent du plus profond de moi.

Que faisiez-vous avant d’être peintre ?

Je peins depuis toujours, mais la vie m’a dirigé vers le métier d’esthéticienne.Tout en m’occupant de mes enfants j’ai continué a peindre. Un jour, je vais à une vente aux enchères à Mulsanne, je rencontre le commissaire priseur, j’arrive à lui montrer quelques une de mes peintures.-« Hum » fait-il ! « Intéressant, vous êtes professionnelle? ». « Non » je lui réponds « Alors cela ne m’intéresse pas!  » Je suis repartie déçue en disant : « Demain je serai professionnelle! ». Le lendemain j’ai fait des démarches et l’aventure a commencé. Depuis je n’ai jamais pensé à me séparer de la peinture.

Comment avez-vous réussi à exposer à New York?

Mon travail a été repéré par une galerie de Paris. C’est par son intermédiaire que j’expose à New York. En réalité, c’est deux expositions que je propose. Au mois de juin 2015 je participe à un salon à New York qui regroupe des peintres professionnels avec en présentation 3 à 5 toiles qui pourraient être repérées par des collectionneurs ou des professionnels de l’art. Nous sommes beaucoup d’exposants et c’est dans les salons qu’il y a le plus de ventes. L’entrée est souvent payante. A Monaco où j’expose en juillet, l’entrée est à 100 euros pour les visiteurs !

http://www.anniegalipot.com/

 

Candice Letessier et Mary Gouriou, 5ème B

 

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